Rodolphe DESIRE est distingué pour son engagement en faveur de l’économie maritime

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Vendredi 15 janvier, C’est dans le cadre de l’inauguration des nouvelles installations du premier centre de carénage de la Caraïbe au Marin que Rodolphe DESIRE recevait la Croix de Chevalier de l’Ordre Maritime du Mérite, distinction qui vient couronner l’engagement d’une vie en faveur de l’ouverture de la Martinique sur la mer.

Carenantilles

Nombreuses étaient les personnalités venues célébrer cet événement, et entendre le discours de Rodolphe DESIRE :

Monsieur le Sous-Préfet,

Monsieur l’Amiral de la Marine,

Monsieur le Représentant du Président du Conseil Exécutif,

Messieurs les parlementaires,

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, messieurs,

Je tiens à remercier sincèrement Monsieur le Préfet et Monsieur le directeur de la Mer de m’avoir proposé à la distinction de Croix de Chevalier de l’Ordre Maritime du Mérite de Catégorie C pour la promotion de 2015.

Malgré l’insigne honneur qui m’est fait, j’ai tenu à l’associer à l’inauguration du nouveau centre de carénage du Marin – qui nous accueille aujourd’hui – car j’y vois le symbole de mon engagement politique et personnel en faveur du développement nautique et maritime de la Martinique.

Le projet de modernisation du centre de carénage a débuté en 2003 et la phase de construction en 2014, à cause de multiples péripéties administratives et techniques et se sont donc achevés en Décembre 2015.

Aussi, je remercie ceux qui ont participé à ce travail et particulièrement feu Monsieur Bernard PETIT-JEAN ROGER qui dès le début avait réalisé un avant-projet en 2009 et été l’une des chevilles ouvrières de ce projet de centre de Carénage qui, comme vous le savez est la propriété de la Municipalité.

En effet, dès 1992, la ville a entrepris d’édifier un centre de carénage, sur la base d’un bail à construction accordé à Monsieur Jean Louis de LUCY, dans un contexte économique favorable au développement du port de plaisance du Marin qui s’inscrivait dans un avenir prometteur.

Cette infrastructure, il faut le souligner, n’existait pas dans la Caraïbe et en Martinique.

En 1998, il était évident que face au port de plaisance dont la capacité était de 650 anneaux, il fallait mettre à niveau le Centre de Carénage.

Plusieurs études réalisées pour le compte de la Municipalité ont montré que le Marin disposait d’un fort potentiel de développement notamment en matière de prestations de carénage.

C’est ainsi que dès 2009, des travaux de dragage ont été réalisés afin de redonner au chenal d’accès au centre de carénage ses caractéristiques initiales avec un tirant d’eau de 4,50M.

Pour un coût de quatre Millions d’euros, ces travaux de dragage ont été cofinancés à 75% par le Fonds Exceptionnel d’Investissement (FEI) et à 25% par la Ville du Marin.

En 2012, des équipements de traitements des effluents du Centre de Carénage ont été réalisés après autorisation par arrêté préfectoral.

En Décembre 2013, une Délégation de Service Public par voie de concession a été accordé à la Société CARENANTILLES par la Municipalité.

Face à de nombreuses difficultés tant sur le plan administratif que technique, une délégation municipale s’est déplacée en France, en Décembre 2014, auprès du Ministère de la Mer, du Ministère de l’Outre-mer, du Conseiller particulier du Premier Ministre, et auprès de la Présidence de la République afin de lever les freins qui gênaient l’avancement de cette opération.

Nous avons pu convaincre les Autorités Gouvernementales que l’avenir de la Martinique et des Antilles Françaises – compte tenu du fait qu’elles constituent la frontière Occidentale de l’Europe dans la Caraïbe – devrait s’inscrire dans un développement économique intégré dans la grande Caraïbe.

Nos deux Départements Français d’Amérique bénéficiant d’un haut niveau de vie, d’une stabilité politique et de forts potentiels humains, disposent d’énormes atouts économiques dans un contexte de mondialisation économique accru, et notamment dans la zone Caraïbe avec la construction du troisième canal au Panama.

C’est en ce sens, que la part de la Caraïbe dans le commerce maritime mondial qui est à hauteur de 5% actuellement, devrait vers 2030 atteindre 30% du commerce maritime au plan mondial.

Il en résulte par conséquent, pour la Martinique, de poursuivre le développement du nautisme en dotant celle-ci d’un projet structurant en terme d’agrandissement et de mise aux normes environnementales du Centre de Carénage.

Ce projet de modernisation a consisté à non seulement élever le niveau de service, mais également de permettre la maintenance de yachts, méga yachts et de navires de commerce de 50m de long, 14 m de large maximum et de 440 tonnes, en l’inscrivant dans un pôle rénové de compétitivité.

Aujourd’hui, le Centre de Carénage est considéré comme le premier outil de ce genre dans un périmètre s’étendant du Venezuela à Porto-Rico, voire Miami.

Avec le bassin de Radoub, la Martinique se situe en pôle position pour la maintenance de navires jusqu’à 2500 Tonnes et représente une infrastructure d’une importance nationale et Européenne dans le secteur de la plaisance au sein de la grande Caraïbe.

Aujourd’hui, les secteurs d’activités qui structurent le concept de « Croissance Bleue » constituent pour notre pays un vecteur d’ouverture formidable en matière de coopération économique et maritime dans la zone Caraïbe.

Je réaffirme une fois de plus que l’avenir des Antilles Françaises passe par un réel développement de l’économie maritime.

La Martinique et la Guadeloupe ne peuvent plus s’appuyer sur les productions traditionnelles comme la canne, la banane mais doivent pour relever les défis se tourner vers les potentialités qu’offre le secteur maritime.

Permettez-moi d’insister sur ce point très important, nous devons dans les 5 à 10 ans nous projeter afin de doter notre pays de près de 10.000 anneaux dans le secteur de la plaisance et qui permettra d’offrir des emplois durables pour notre jeunesse.

Ce développement maritime n’aura de sens que s’il s’intègre dans un véritable dispositif juridique d’incitation fiscale et économique en dotant la Martinique d’un port franc pour Fort-de-France et Point-A-Pitre et par la mise en place de Zones Franches d’Activités pour permettre à nos entreprises d’avoir les mêmes chances au plan concurrentiel face aux entreprises de la Caraïbe et même Européennes.

Avant de conclure,

Je voudrais souligner que les travaux de modernisation du Centre de Carénage ont été réalisés à hauteur de plus de 18 Millions d’Euros et cofinancés par l’Europe (9,2M d’Euros), l’Etat (3M d’Euros), La Région Martinique (2,2M d’Euros) et la Ville du Marin à 3,7 Millions d’Euros.

S’inscrivant dans un véritable projet de développement territorial intégré, cette infrastructure moderne crée une nouvelle offre de services dédiée au nautisme avec un traitement environnemental qui contribue à valoriser la Baie du Marin.

Le centre de Carénage permet à notre pays de se doter d’un équipement de pointe qui permet aujourd’hui de se placer comme une place forte dans la Caraïbe en termes d’activités nautiques et maritimes.

Je vous remercie.

Rodolphe DESIRE, le 15 janvier 2016

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